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Emploi: Le stress peut vous faire perdre 33 ans d’espérance de vie

7 Nov 2015 | Conditions de travail - santé - sécurité | 0 commentaires

Au-delà du burn-out, le stress au travail peut avoir une autre conséquence redoutable. Des chercheurs des universités de Stanford et Harvard (Etats-Unis) affirment aujourd’hui qu’un employé stressé par la demande d’une flexibilité importante, par la crainte du chômage ou par des collègues agaçants voire hostiles peut, en effet, perdre jusqu’à trente-trois ans d’espérance de vie.

Une cartographie de la durée de vie des Américains

Un constat un brin flippant qui découle de la volonté de ces scientifiques de cartographier la durée de vie des Américains. Au terme de ce projet exhaustif une donnée « étrange » est alors apparue : selon les zones géographiques, l’espérance de vie pouvait varier de trente-trois ans.

Et les chercheurs américains de tenter d’expliquer ce fossé. Ils ont alors multiplié les analyses des données médicales (âge, sexe, maladies, etc) et les recoupements en utilisant dix critères liés au monde du travail (horaires, précarité, équilibre famille-travail, etc.). Bilan: les chercheurs, qui viennent de livrer leurs conclusions dans la revue Health Affairs, assurent que, bien plus que les origines sociales ou le lieu de vie, « le stress éprouvé dans la sphère professionnelle » est le facteur déterminant de cet écart en bout de course.

Les horaires décalés aggravent encore plus la disparité chez les femmes

Plus précisément encore, chez les femmes, les horaires décalés aggravent la disparité. Chez les hommes, c’est la précarité dans son ensemble que les chercheurs ont retenu comme un facteur aggravant.

Pour prolonger notre espérance de vie, les universitaires préconisent alors d’instaurer demeilleures conditions de travail où la précarité est « absente », les horaires décalés « une exception » et la mutuelle d’entreprise un « acquis ». L’entreprise rêvée ou celle des Bisounours en quelque sorte.